Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 5

La série d’articles sur « comment transformer ses émotions négatives touche à sa fin ». Pour la clôturer voici les conseils, que j’imagine, vous attendiez tous. J’en ai répertoriés dix. Bonne lecture et surtout très bonne pratique !

  1. Décider de vivre mieux : cela peut paraître simple, mais, pas tant que cela… Pour décider de purifier le mental, il faut souvent en arriver à un ras-le-bol considérable. Tous les matins au réveil, visualisez la meilleure journée qui puisse exister. Répétez fermement : « je décide de passer une très bonne journée. » Si vous vous surprenez à dire : « il faut que. » Prenez conscience du fait que cette décision d’aller vers un mieux être ne doit en aucun cas constituer un effort. On ne lutte pas contre ses émotions négatives. On les accepte avant tout, mais, on décide d’aller vers plus de lumière.

 2.Prendre une distance physique avec votre quotidien : si vraiment votre état émotionnel est des plus chamboulé, il est vraiment conseillé de prendre des vacances. Pourquoi alors ne pas partir au vert ou au bord de la mer pour vous ressourcer le temps nécessaire.
3. Diminuer le contact avec les sources de négativité : il y en a plein. A commencer par celles des médias : télévision, journaux, radios, film d’horreur. Je ne veux pas dire : enfermez- vous dans la bulle des Bisounours, le monde magnifique où tout va bien. Il est préférable lorsque l’on se sent mal de ne pas ajouter à son mal-être encore plus de négativité, sous peine d’en attirer encore davantage dans votre vie. Alors, il est sage de diminuer le temps d’écoute et de lecture des mauvaises nouvelles. Si vous avez l’habitude de dîner avec le JT, il est temps d’éteindre le poste et d’écouter à la place une musique relaxante. Je vous l’assure : vous digérerez bien mieux et plus vite ! De même si votre compagnon commence à aborder les risques nucléaires en France dès le plat d’entrée, lancez un nouveau thème de conversation le plus vite possible ! Le mental adore s’attarder sur le monde qui ne va pas et en ce moment, il a de quoi faire ! Alors attention de ne pas vous aussi, vous laisser happer dans des discussions stériles sur la fin du monde. C’est sûr, il ne va pas bien, mais, en  donnant de l’importance à ce qui ne va pas, la peur et la colère vont gagner du terrain !

4. Faites des asanas, vous en aurez d’autant plus besoin surtout votre état émotionnel ressemble à Fukushima. Dès le matin, faites dix salutations au soleil. 
5. Se promener au moins une fois dans la nature par semaine : cette dernière nous reconnecte à notre essence. Quoi de plus ressourçant que de voir en ce moment les arbres en fleurs et de s’en émerveiller ? Au contact de la nature, le mental redevient aussitôt beaucoup plus calme !
6. Se nourrir correctement. Privilégiez une nourriture végétarienne, légère, fraîche et de préférence biologique. En mangeant des animaux tués à l’abattoir dans des conditions de violence extrême, vous chargez votre corps et vos cellules d’une mémoire de même nature.
7. Développer un esprit de service en pratiquant le karma yoga (l’action désintéressée) Donner sans attendre rien en retour, rend heureux ! C’est même en ces temps obscurs avec le Bakti yoga, la voie la plus rapide vers le bonheur durable.
8. Priez sans retenue ! L’univers est généreux. Pourquoi se priver de son aide ? La meilleure prière consiste à lui demander de nous ôter l’ignorance, source de toutes nos souffrances.
9. Abusez des affirmations positives. Répétez à longueur de journée : « je me sens bien, j’ai confiance en la vie, l’univers est merveilleux, il comble mes besoins en toutes circonstances. » Au début, surtout en pleine crise émotionnelle, vous trouverez certainement cela absurde et bizarre. Mais, pariez pour plus de lumière dans votre vie doit commencer absolument maintenant, il n’y a d’ailleurs pas d’autre moment plus propice que celui-ci.
10. Tenez un journal spirituel ! Chaque soir avant de vous coucher, revoyez le cours de la journée, notez toutes les émotions négatives que vous avez ressenties ! Tentez à chaque fois de comprendre le déclencheur, imaginez une façon plus positive de réagir. Et surtout restez très patient avec vous-même. Transformer ses émotions négatives ne se fera pas en un jour. On ne se juge pas ! Allez, c’est parti, on s’y met tout de suite ! 
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Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 4

Afin de transformer nos émotions, le yoga nous invite à trouver la confiance, la paix et le bonheur à l’intérieur de nous. Mais cela nécessite avant tout de comprendre comment agit le mental.
Selon le raja yoga, ce dernier se divise en deux : manas (mental passif) et buddhi (mental actif, celui qui nous permet de décider). Manas contient notre mémoire : la consciente comme l’inconsciente. Toutes les impressions de notre vie y sont imprimées. Voilà pourquoi un petit évènement est capable de refaire remonter à la surface des souvenirs et ainsi réveiller de vieilles émotions de tristesse ou de colère. Véritable champ magnétique, manas attire à nous des circonstances fidèles aux impressions contenues en lui. Résultat : nous vivons encore et encore les mêmes expériences. Or la plupart du temps, manas nous guide, ce qui donne un peu l’impression de vivre comme dans une prison mentale.
Le problème de manas ? Il souffre d’un grand manque d’entrainement. Une pensée arrive et aussitôt, on s’identifie avec. A cause de ce phénomène d’identification, nous agissons aussitôt en fonction de ses demandes et exigences, tout comme un petit chien qui suit ses impulsions. Le mental n’est pas tenu en laisse ! Il n’est pas assez dirigé !
Inutile de se critiquer pour autant. Manas n’a rien d’un problème individuel, mais bien collectif. Votre manas n’a rien de différent de celui de votre voisin, sa nature s’appelle chaos ! Afin de nous rendre notre vraie liberté, le rajas yoga nous entraîne via divers techniques à maîtriser manas de façon à laisser buddhi enfin diriger notre vie. Véritable écologie du mental, le rajas yoga nous aide jour après jour à éliminer les pensées et croyances toxiques qui nous empoisonnent les uns et les autres jours après jours, années après années. Voilà pourquoi les yogis pensent que le problème de l’environnement ne se fera  ni avec des partis politiques ni avec des associations, mais bel et bien en trouvant la paix chacun à l’intérieur de nous.
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Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 3

Si Avidya, l’ignorance nous mène à nous attacher à une illusion, à l’aimer voire parfois à la détester – toutes les choses auxquelles nous nous identifions, un jour disparaîtront. Quelle profondeur pouvons-nous avoir : notre identité s’avère être un masque ! Exemple : je m’appelle Mila, française, journaliste, mariée. A la remise de mon diplôme de professeur de yoga Sivananda en septembre 2007, j’ai reçu un prénom spirituel – Parvati. Je dois avouer au début avoir reçu un choc, car je n’aimais pas ce prénom. Parvati, quelle horreur ! Pourtant, qu’est-ce qui avait changé ? J’étais toujours la même … Vous imaginez juste un petit prénom de sept lettres a eu le pouvoir de changer mon état émotionnel en l’espace de quelques secondes à peine !  Finalement, aujourd’hui, j’adore Parvati… Après tout, elle est la femme de Shiva. Quel bon augure pour transmettre l’enseignement du premier yogi de l’univers !
En nous identifions à une façade, nous vivons dans une insécurité émotionnelle permanente. Conséquence de cet état, nous pouvons avoir tendance à chercher la reconnaissance de notre existence dans le regard des autres, ce qui nous entraîne à adapter notre comportement en fonction de leur opinion. Cette dernière peut prendre des mesures complètement disproportionnées. Si je n’existe que dans le regard d’autrui que va-t-il se passer le jour où je m’écarte du chemin qui plait à mes proches ? Vont-ils continuer à m’aimer pour ce que je suis ? Au contraire, soyez fière de ce que vous êtes ! Si l’on ne se respecte pas soi-même, qui va le faire pour nous ?
Autre problème engendré par cette insécurité émotionnelle : vouloir contrôler les autres toujours pour se sentir exister. Ces derniers ne font pas ce que vous souhaitez ? C’est la colère assuré ! Pourtant il est impossible d’ajuster le monde. « Vous avez déjà tiré la queue d’un cochon, aimait expliquer Swami Vishnudevananda ? Elle reprendra toujours sa forme de tire-bouchon ! Le monde est ainsi ! »
Pour changer notre environnement (y compris l’état de la planète), il nous incombe avant tout de changer nous-mêmes. Nos émotions et notamment nos émotions négatives nous guident en appuyant exactement sur le point à travailler ! Pour cela, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne notre mental. Ce qui fera l’objet du prochain billet à paraître.
Exercice pour aujourd’hui : notez dans un journal vos émotions de la journée. Tentez de comprendre comment elles se sont déclenchées. Si vous notez de la colère ou de la tristesse ou de la peur, vous pouvez faire ce petit travail de visualisation. Prenez une posture assise confortable (cela peut être la posture de méditation jambre croisée le dos bien droit ou vous asseoir le dos bien droit sur une chaise, les pieds à plats et parallèle sur le sol) Fermez les yeux. Prenez une dizaine de respirations yogiques complètes. Laissez venir à vous l’émotion désagréable. Puis visualisez une lumière blanche autour de vous, et sentez peu à peu cette émotions se dissoudre dans la lumière. Sentez que vous vous nettoyez ! Bonne pratique !

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Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 2


Avidya (ignorance en sanskrit) nous conduit à nous identifier à la fois avec notre corps, nos pensées, nos émotions, et ainsi de suite avec tous les éléments qui composent notre vie comme notre background socio-économique, la culture de notre pays, notre profession, notre famille, notre parti politique, notre religion, notre entreprise… etc. Le processus d’identification nous amène à nous attacher à ces divers éléments, normal puisque nous investissons énormément d’énergie dedans. Il n’y a pas de mal à cela. Mais le grand problème provient de l’attachement. Etant éphémères par essence, ces points d’attache créent autant de sources de joie et de souffrance sur le long terme.
En occident, nous avons en outre un autre problème : le tabou de la mort. A chaque décès, je m’étonne à quel point, les gens ne savent pas comment se comporter. Que dire aux proches ? Que faire ? Nous nous sentons souvent très maladroits. Nous n’avons absolument plus aucun contact avec nos morts. A de rares exceptions, les gens naissent la plupart dans les hôpitaux ou les maternités (au cas où cela se passerait mal en arrivant) et ils meurent la plupart dans des institutions médicales. Que se passe-t-il avant notre arrivée sur terre et après ? Chacun doit en faire son affaire propre et se débrouiller avec ses croyances tout en respectant celles des autres. Laïcité oblige !
Il y a pourtant des pays sur terre où la mort ne pose pas autant de problème. En Inde, il est admis que l’âme passe d’un corps à un autre. Et ce côté imaginaire « morbide » lié au décès n’existe pas dans ce pays. Chez nous, la mort est représentée par tout un tas de symboles tous plus effrayants les uns que les autres comme un squelette avec une faux, un crâne et des os, le christ crucifié. Pourquoi l’église n’a-t-elle retenue comme emblème de son sauveur que le christ en train de mourir ? Selon les yogis le passage de la mort n’a rien de douloureux, il peut y avoir des moments de douleurs liés à la maladie qui la précède, mais la suite ressemble plutôt à un conte de fée. Et cette version semble corroborée par des millions de témoignages de gens qui expérimentent des NDE.
Mais, voilà, si nous ne savons pas d’où nous venons et où nous allons, nous vivons tout au long de notre chemin sur cette planète avec une grande insécurité. Qui sommes-nous réellement, si en mourant tout disparaît ? Pour les yogis, le début de la sagesse débute avec ce questionnement. Quel est le sens de la vie ? Quel but devons-nous atteindre ?
Billet à suivre. 
Exercice pour aujourd’hui : regardez autour de vous la nature, regardez les fleurs éclore, regardez les bourgeons sur les arbres. Sentez comment la vie partout renaît après l’hiver. Et méditez sur cette image au moins pendant dix minutes.
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Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 1

Bien plus puissantes que les pensées, les émotions peuvent à la fois nous mener au pire comme au meilleur. Qu’est-ce qu’une émotion ? Première partie.  

Dur dur, ces derniers jours de ne pas se laisser happer par les mauvaises nouvelles ! Entre les risques de pollution en gaz de schistes, se rajoute depuis vendredi l’accident nucléaire au Japon. En cliquant sur les sites d’informations classiques, type Le Monde, l’apocalypse nous guette. Rien qu’en visionnant les images, la colère contre  l’irresponsabilité de nos gouvernements nous gagnent, mais également la tristesse pour les Japonais et également la peur : est-ce qu’un nuage radioactif va traverser la France ? Est-ce que nos centrales ne risquent pas le même sort ? Après tout le pays croule sous la dette ! Est-ce que nos centrales reçoivent encore un entretien adéquat ? Plus on cherche les risques et plus on en voit. Rien ne sert de fermer les yeux, mais qu’avons-nous à gagner avec cette peur ? Comment transformer ces émotions négatives ? La bonne nouvelle, c’est que ces émotions ne sont pas nos ennemies, au contraire, elles agissent comme un guide très puissant. Miroirs de nos états intérieurs, elles révèlent ce qui n’a plus lieu d’être. Elles sont l’occasion de transcender ce qui doit l’être. Tout nous y invite !
Qu’est-ce qu’une émotion négative ? Du mot latin « motio »(mouvement), une émotion est une réaction. Face à un évènement (un mouvement extérieur), une vague de pensées traverse le mental et le corps, qui garde tout en mémoire, réagit. L’émotion nous gagne et finit par nous envahir… Nous avons tous nos façons de réagir face à un évènement. C’est un peu comme si l’évènement appuyait sur une touche et déclenchait le programme émotionnel négatif dont nous avons hérité : peur, colère, irritabilité, frustration, jalousie, ressentiment, tristesse, angoisse. Il existe toute une gamme de réactions possibles qui traduisent nos habitudes mentales, certaines possèdent une forme active et d’autre passive. La colère, forme active, engendre la haine et la violence, en général, une action suit : on riposte avec des mots blessants voire même physiquement. Un peu moins actif, mais, latent : l’irritabilité et la frustration nous mènent à critiquer constamment. Le mental se transforme en juge, tout comme sous la régence de la jalousie : le mental se compare incessamment au voisin, il faut toujours rabaisser l’autre. Avec le ressentiment, le mental résiste, rien dans cette vie n’a été comme cela aurait dû être. Le sentiment d’injustice lui ronge de l’intérieur : un peu comme un cancer.
Les émotions s’avèrent encore plus puissantes que nos pensées, car elles engendrent dans le corps et dans nos actions des conséquences, possédant la même qualité vibratoire. Je viens de me mettre en colère contre une personne. Au volant de ma voiture, je ressasse l’évènement et j’accélère, sans vraiment faire attention au code sur la route. Une semaine plus tard, je reçois une amende pour excès de vitesse ! (véridique, cela vient de m’arriver !) En outre, avez-vous déjà remarqué comment après une grosse colère, on se sent épuisé ? La colère détruit littéralement nos cellules ! De même la tristesse use. Si ce sentiment nous habite pendant des années, le système immunitaire baisse drastiquement. Les émotions négatives engendrent de l’acidité dans le corps, elles peuvent provoquer des problèmes de digestion et tout un tas de désordres, le cancer n’arrive jamais du jour au lendemain. 
Sous l’influence de ces émotions désagréables, qui nous tiraillent quotidiennement, nous cherchons tous une sécurité émotionnelle, ce qui engendre du coup des dépendances : dès que l’on se sent fragile, on prend un carré de chocolat ou une cigarette, voire un petit verre de vin ou bien des somnifères pour dormir ou encore on se réfugie dans le travail. On a peur du manque ? On cherche à le combler en s’entichant d’une personne croyant qu’elle nous remplira de ce vide absolument insupportable, mais qu’arrive-t-il le jour, où elle semble ne plus nous aimer ? On se réfugie où cette fois-là ? Dans l’argent ? Combien nous faut-il sur nos comptes en banque pour nous sentir en paix ? Nos émotions négatives nous poussent dans divers « isme » ‘de l’alcoolisme à la drogue, au travail, à « l’amour de consommation »… Mais aucune de ces dépendances ne règlent le problème, au contraire, elles ne font souvent que l’empirer. 
Pour les yogis, la plus grande cause de ce cercle vicieux s’appelle l’ignorance – avidya en Sanskrit. Ignorance de nos origines. Pourquoi sommes-nous sur cette planète ? Après tout, nous n’y restons qu’en moyenne pour le moment 80 ans. A partir de 30 ans, le corps commence à se dégrader. Si l’on est attaché à notre image, beaucoup de souffrance en découle. Suis-je ce corps destiné à se décomposer au fil des ans ? Avouez que cette pensée n’a rien de très réjouissant ? Si l’on est attaché à son étiquette sociale ou à son rang, que deviendra-t-on le jour où l’on partira à la retraite ? Se mettra-t-on à tirer sur la foule comme le font les dictateurs, trop apeurés à l’idée de perdre leur pouvoir ou bien terminerons-nous avec une bonne dépression ? L’ignorance consiste à s’identifier à toutes ces choses périssables. Que sommes-nous vraiment ? La suite dans le prochain billet

Exercice pour aujourd’hui : à chaque fois qu’une émotion me gagne, j’observe sa nature. Je me sens bien ? On ne change rien. Vous vous sentez mal ? Accueillez cet état… soyez très patient avec vous-même. Ne jugez pas. Juste acceptez là où vous en êtes. Asseyez vous sur une chaise. Respirez profondément, inspirez profondément. Sentez vous baigner dans un halo de lumière. Sentez que cette lumière vous nettoie. Elle pénètre toutes les cellules de votre corps… Envoyez de l’amour et de l’harmonie à toutes ces cellules. Si c’est le comportement d’une personne qui vous a mis dans cet état, envoyez de la lumière à cette personne et souhaitez-lui de guérir de cette négativité. Répètez mentalement, je ne suis pas ces émotions… Je suis amour. L’amour est mon être véritable. Répétez cette phrase aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux. 

Trois conseils yogiques pour dépolluer la planète !

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Fracturation hydraulique, gaz de schistes, vous en avez déjà entendu parlés ? Si ce n’est pas encore le cas, ne ratez en aucun cas, le documentaire Gasland nominé aux oscars, qui paraîtra sur nos écrans le 6 avril prochain (Et ici ce soir en cliquant sur la vidéo ci-dessus à condition de comprendre l’anglais). Dans ce film, Josh Fox, le réalisateur, nous explique de façon très claire la prochaine catastrophe écologique qui nous attend en France et qui a déjà fait des ravages aux Canada et aux Etats-Unis, notamment en Pennsylvanie. A cause de la fracturation hydraulique de compagnies, les nappes phréatiques de cet état sont devenus complètement polluées à tel point que les habitants ne peuvent plus se servir de l’eau de leur robinet, ni pour boire, ni pour se doucher, ni pour arroser leurs plantes. Selon une enquête de fond de New York Times, l’eau est devenue radioactive, ce qui expliquerait peut-être la raison pour laquelle les animaux de cette région perdent leurs poils !
Le gouvernement français a accordé en mars 2010 des autorisations notamment à la compagnie Total, pour l’exploration de gaz et d’huile de schiste notamment à la compagnie Total, sans concerter, ni les députés, ni les collectivités locales. Le bassin parisien, l’Est et le Sud de la France sont concernés. A priori, une troisième vague d’autorisations est à craindre dans les mois à venir, touchant au total 70% du territoire.
A part un ou deux éveillés, la presse n’a pas vraiment répercuté le problème aux citoyens. En tant que professeur de yoga, mais également journaliste, je m’interroge :
– Pourquoi continuons-nous à nous empoisonner, alors que nous savons tous en matière d’environnement que nous allons directement à notre destruction ? Pourquoi continuons-nous à rouler en voiture et à acheter de l’essence alors qu’elle n’a jamais été aussi chère et qu’elle nous intoxique à petit feu ? Pourquoi continuons-nous à consommer des produits remplis de pesticides et d’additifs toxiques, si nous savons qu’ils nous donnent le cancer ? Pourquoi continuons-nous à manger de la viande alors qu’il suffirait d’arrêter pour que la planète entière puisse manger à sa faim ? Bref, pourquoi sommes-nous si lents à changer nos habitudes et à réagir en masse face aux dangers qui nous guettent ?
Pas de mystère selon les yogis ! Le problème est bel et bien collectif. Nous avons tous le même défaut de fabrication : le mental souffre d’une bonne dose d’ignorance, d’égoïsme, de compulsions et d’émotions non maitrisées. Tant que l’homme n’aura pas trouvé la paix intérieure, la pollution continuera… La bonne nouvelle ? Il suffit que nous commencions à changer nous-mêmes pour influencer notre entourage. Trois petits principes yogiques pour commencer.

1. Pratique le détachement des objets : le monde est changeant, s’y attacher est donc source de souffrance. Attention, cela ne veut pas dire ne pas y faire attention… Mais peut-être pouvons nous commencer notre saddhana (pratique yogique) en diminuant notre intérêt pour les objets de ce monde. Aucun d’entre eux ne nous rendra heureux, du moins, pas plus d’une heure ou quelques jours. A quoi bon alors ? Exercice pour demain : je n’achète que le strict nécessaire pour vivre.
2. Deviens le témoin de tes pensées : les pensées sont des ondes qui nous traversent. Certaines partent aussi vite qu’elles sont arrivées. D’autres restent. Petit à petit, elles creusent des sillons dans notre mental… C’est ce que l’on appelle des Samskara, soit des habitudes de pensée et plus on les répète, plus elles s’imprègnent en nous, déterminant notre caractère et enfin notre destinée. Observer nos pensées nous permet de prendre de la distance par rapport au film de notre vie. Cela donne de la force pour choisir de garder celles qui nous font du bien et celle qui nous détruisent. Vous me suivez ? Deuxième exercice pour demain… avant de dormir retrace toutes les pensées qui t’ont fait du mal et essaye de refaire le film avec des images plus positives.
3. Accueille les émotions négatives mais décide de les transcender. (je reviendrai dans un prochain billet sur ce conseil. A suivre !